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  • "La question scolaire est indissociable à nos yeux de celle de la justice sociale"
    6 janvier 2017 - Actualité

    "La question scolaire est indissociable à nos yeux de celle de la justice sociale"

    Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve et Najat Vallaud-Belkacem étaient en Auvergne, le 6 janvier 2017, où ils se sont rendus, dans une école primaire à Clermont-Ferrand, puis à l’École supérieure du professorat et de l’éducation située à Chamalières. Le Premier ministre a souligné les actions du Gouvernement en faveur d'une éducation où tous les élèves ont les mêmes chances de réussite.
     
     Dès son arrivée en terre d'Auvergne, à Clermont-Ferrand, c'est à l'école primaire Philippe-Arbos des Hauts-de-Chanturgue, que s'est rendu Bernard Cazeneuve, accompagné de Najat Vallaud-Belkacem, pour observer une classe bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes".
     
    Ce dispositif repose sur l'affectation dans une école ou au sein d’un groupe scolaire d'un maître supplémentaire dans les territoires où les populations scolaires sont les plus fragiles. Il table sur de nouvelles organisations pédagogiques, au sein même de la classe pour mieux remédier aux difficultés d’apprentissage. Une mesure dont s'est félicité le Premier ministre : "j’ai pu apprécier ce matin en me rendant dans une classe de CM1, l’efficacité de cette mesure qui permet de répondre à la diversité des besoins des élèves et de suivre plus méticuleusement qu’auparavant ceux qui dans les classes peuvent être confrontés à des difficultés plus grandes  et qui méritent une attention plus soutenue." Un dispositif qui sera généralisé en 2017, a annoncé Najat Vallaud-Belkacem.
     
    École primaire : "Ici, nous avons vu que chacun avait les mêmes chances d'accéder à la connaissance"

    Pour une école égalitaire

    Combattre, en effet, "l'inégalité d'éducation",  a rappelé Bernard Cazeneuve, citant Jules Ferry, est la mission assignée à l'école pour faire disparaître "la plus redoutable des inégalités qui vient de la naissance."  Pour le Premier ministre, "l’école laïque, gratuite et obligatoire a constitué la plus grande avancée de la République parce que son ambition a été précisément de permettre à chaque enfant de notre pays de s’élever au sein de la société selon son travail, selon son mérite et non en fonction d’une origine ou selon la condition sociale de son milieu."
     
    Toutefois, constate le Premier ministre, "l'idéal d'une école méritocratique n'a jamais été atteint ni à l'époque de Jule Ferry ni aujourd'hui." La barrière des inégalités sociales reste un frein et "nos élèves n'ont pas les mêmes chances de réussite scolaire selon qu'ils sont issus des classes moyennes et supérieures ou qu'ils sont d'origine plus modeste."
     
    "La question scolaire est indissociable à nos yeux de celle de la justice sociale" et "la première des missions de  l'école c'est d'honorer la justice de la puissance publique", a affirmé Bernard Cazeneuve. Il a rappelé que le Gouvernement a pour ambition "de transmettre des savoirs pour former des citoyens libres au sein d’une société que nous devons souhaiter chaque jour plus juste et plus unie autour des valeurs de la République. […] C’est elle qui justifie que le Gouvernement fasse de l'école l’une de ses premières priorités pour ne pas dire la première."

    Avec @najatvb à Clermont-Ferrand, aux côtés des élèves et des enseignants. L'éducation, priorité de la République pic.twitter.com/QrTccvVpNV

    — Bernard Cazeneuve (@BCazeneuve) January 6, 2017

    Priorité républicaine

    "Depuis quatre ans, cette priorité donnée à l'éducation et à la jeunesse, s'est traduite de façon très concrète pour les élèves et la communauté éducative". Tous les rouages du système éducatif ont été mis en mouvement pour permettre la réussite de tous les élèves en donnant "plus de moyens à l'école de la République pour lui permettre de mieux exercer ses missions", a déclaré Bernard Cazeneuve.
     
    Pour promouvoir une école plus juste, le Premier ministre a rappelé les moyens renforcés octroyés au primaire, tout comme les mesures en faveur de la scolarisation des enfants de moins de trois ans, les mesures en faveur de l'acquisition des connaissances fondamentales ou encore le dispositif  "Plus de de maîtres que de classes", dont il a pu mesurer les résultats encourageants à l'école primaire Philippe-Arbos des Hauts-de-Chanturgue.

    Dans cette même école, Bernard Cazeneuve a également pu constater le bienfondé du travail en réseau : "le bénéfice de la coopération entre les enseignants du primaire, ceux du collège dans le cadre du nouveau cycle de consolidation qui a pour tâche d’assurer la transition entre les classes de CM1, de CM2 et de 6e."
     
    Cette visite a aussi été l'occasion de constater sur le terrain les résultats de la réforme du collège. Ainsi, "au total, les enseignements pratiques, interdisciplinaires, l’accompagnement personnalisé, le travail en petits groupes représenteront 20% du temps des enseignants", a indiqué le Premier ministre qui a constaté qu'avec cette réforme "les établissements comme les équipes pédagogiques et  éducatives disposent aujourd'hui de davantage d'autonomie pour mieux répondre aux besoins de leurs élèves."
     
    Le Premier ministre a également rappelé l'existence d'un programme pilote de haut niveau pour développer le lycée professionnel : cinq académies entament un "programme recherche/action de très haut niveau, associant chercheurs, lycéens professionnels pour penser chaque métier à l'aune du numérique et des infinies possibilités" ; sans oublier la synergie mise en place entre les différents acteurs pour faciliter l'insertion professionnels des jeunes issus de cette filière au sein des campus des métiers et des qualifications : régions, académies, enseignement supérieur et acteurs économiques, tous y contribuent.
     

    Une formation de qualité des acteurs de l'école


    L'École supérieure du professorat et de l’éducation, à Chamalières, était la seconde étape de la visite du Premier ministre. Dans ce lieu de formation des enseignants et des personnels éducatifs, le Premier ministre s'est adressé aux "serviteurs de la République" : "vous êtes les garants de cette continuité, de ce fil que ne se coupe pas, de ces valeurs qui se transmettent, qui se perpétuent et vous avez comme devoir, vous-mêmes, comme vos prédécesseurs pendant plusieurs décennies et plusieurs siècles, de former des citoyens libres."
     
    Les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) qui ont succédé aux Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), sont des unités de formation intégrées aux universités pour former des enseignants du primaire et du secondaire et des conseillers principaux d'éducation.  "Si nous sommes aujourd'hui dans une école supérieure du professorat et de l'éducation, c'est pour marquer qu'il est essentiel d'assurer une formation de qualité aux enseignants et aux personnels éducatifs", a déclaré Bernard Cazeneuve.  "Dans les dix prochaines années", a-t-il déclaré, "ces écoles supérieures devraient contribuer à la formation de plus de 300 000 nouveaux enseignants."

    Les enseignants seront formés tout au long de leur carrière. En effet, pour le Premier ministre, "ces écoles supérieures constituent une avancée majeure pour notre système éducatif mais nous voulons aller plus loin en renforçant aussi la formation continue de nos enseignants ; il faut en effet leur permettre d’actualiser sans cesse leurs connaissances et d’améliorer leur pratique professionnelle au service de la réussite de chaque élève. L’objectif est de créer un véritable continuum de formation."
     
    Visite dans une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes"
    Visite dans une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes" - ©Benoit Granier/Matignon
    Visite dans une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes"
    Visite dans une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes" - ©Benoit Granier/Matignon
    Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos
    Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos - ©Benoit Granier/Matignon
    Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos
    Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos - ©Benoit Granier/Matignon
    Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos
    Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos - ©Benoit Granier/Matignon
    Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos
    Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos - ©Benoit Granier/Matignon
    Table ronde avec les personnels éducatifs autour des dispositifs de réussite éducative
    Table ronde avec les personnels éducatifs autour des dispositifs de réussite éducative - ©Benoit Granier/Matignon
    Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne
    Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne - ©Benoit Granier/Matignon
    Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne
    Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne - ©Benoit Granier/Matignon
    Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne
    Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne - ©Benoit Granier/Matignon
    Bernard Cazeneuve s’est rendu, vendredi 6 janvier, à Clermont-Ferrand, accompagné de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale. Ensemble, ils ont visité une école primaire de la ville et pu observer une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes" ainsi qu'une classe de CM2, avant de se rendre à l’École supérieure du professorat et de l’éducation (Espé) Clermont-Auvergne.
     

    Éloge du "temps long"

    Comme le Premier ministre l'a souligné, s'adressant aux futurs enseignants en formation, "songez que les élèves que vous formerez au cours de votre carrière, exerceront […] une activité professionnelle au 22e siècle."
     

    "Toutes ces réformes sont déjà mises en œuvre sur le terrain, dans les établissements scolaires ; elles changent en profondeur la vie des élèves, de leur famille aussi bien que de la communauté éducative et particulièrement là où peuvent se concentrer des difficultés importantes", a déclaré Bernard Cazeneuve pour qui "chaque jour compte pour essayer de bien faire et pour […] achever le travail de refondation de l'école que nous avons engagé."
     
    Pour Bernard Cazeneuve, "si nous voulons que l’école continue à donner à chacun sa chance dans un pays où demeurent des inégalités, il faut que les gouvernements de la France au cours des années qui viennent, continuent à faire de l’école la priorité nationale, à l’instar de ce que nous avons fait au cours des dernières années. Il est impératif que l’on donne aux réformes le temps de se déployer."

    Bernard Cazeneuve a également rappelé "l'enjeu de la grande mobilisation de l’école pour les valeurs de la République, lancée à la suite des attentats qui ont frappé notre pays. Un parcours citoyen a été mis en place  tout au long de la scolarité des élèves afin de leur transmettre les valeurs de la République et de les former à l’exercice de la citoyenneté." Dans une école républicaine qui "accueille tout le monde" sans distinction sociale ni d'origine, ce qui fait la force "de l’école dans la République, c’est d’exiger que dès lors qu’on en franchit la porte, on laisse à la porte de l’école tous ses préjugés mais que l’école puisse ouvrir ses portes à tous ceux qui dans la République ont envie de comprendre, de connaître et d’apprendre pour être des citoyens libres."

    Le Premier ministre a souligné avec force que dans, "le combat que nous  menons pour la liberté, pour la fraternité, pour la solidarité, pour la tolérance, pour le respect de l’autre, […] il  est indispensable que l’école demeure le creuset au sein duquel les citoyens forment leur esprit et aiguisent leur capacité critique."
  • "Le Gouvernement est intraitable avec ceux qui ne respectent pas les droits des salariés"
    Bernard Cazeneuve à Douai, le mercredi 4 janvier 2017
    5 janvier 2017 - Actualité

    "Le Gouvernement est intraitable avec ceux qui ne respectent pas les droits des salariés"

    Bernard Cazeneuve a visité, mercredi 4 janvier, le site l'Imprimerie nationale à Douai, et délivré la première carte d'identité professionnelle des salariés du bâtiment et des travaux publics (BTP). Le Premier ministre a également réaffirmé la détermination du Gouvernement à lutter contre le travail illégal et la fraude au détachement, et plaidé pour de nouvelles règles européennes en la matière.
     
    Le 13 décembre dernier, au cours de sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale, le Premier ministre avait fustigé le caractère délétère, pour notre modèle social, du travail illégal et des fraudes au détachement, qui "ruinent la confiance que les salariés ont dans la capacité de l’Europe à les protéger". A cette occasion, il avait également annoncé la mise en circulation prochaine d’une carte d’identité professionnelle pour les salariés du bâtiment et des travaux publics, un secteur particulièrement concerné par le problème.
     
    "Le contournement des règles européennes, la fraude au détachement organisée et répétée sont inacceptables"
    C’est donc pour remettre la toute première carte BTP à un salarié d’une société bretonne de maçonnerie que le Premier ministre s’est rendu avec la ministre du Travail, Myriam El Khomri, sur le site de l’Imprimerie nationale (de Flers-en-Escrebieux près de Douai), qui produit ces nouveaux titres hautement sécurisés. Cette carte BTP a été rendue obligatoire par la loi du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, et ce pour tous les salariés du BTP , y compris les intérimaires et les travailleurs étrangers envoyés en détachement par des entreprises étrangères de l’Union européenne. Le dispositif va se déployer sur l’ensemble du territoire au cours du premier semestre 2017.



    Totalement sécurisé et relié à un système informatique, le document comporte une photo de l’employé, des informations personnelles (nom, prénom, sexe), le nom de son entreprise, ainsi qu'un QR code que les services de contrôles pourront flasher pour vérifier en temps réel la régularité de la situation du salarié

    Une carte BTP qui bénéficie à tous

    En remettant cette première carte, Bernard Cazeneuve a salué "un progrès indispensable pour protéger notre modèle social (…) et en assurer ensemble l’avenir", fruit du travail conjoint que mènent depuis plusieurs années l’État et les professionnels du BTP pour lutter contre le travail illégal. Le secteur, qui appelait de ses vœux la mise en œuvre d’un tel dispositif, est en effet particulièrement affecté par ce type de fraude : en 2016, trente-trois chantiers ont ainsi été suspendus ou arrêtés par les préfets, le nombre de contrôles contre la fraude au détachement a doublé (pour atteindre 1 500 contrôles par mois en moyenne), et près de 5 millions d'euros d'amendes administratives ont été notifiés pour non-respect des formalités du détachement au cours des 18 derniers mois.

    Les employeurs du BTP doivent donc désormais déclarer l'embauche de tout salarié, quel que soit son contrat de travail, afin d’obtenir pour l'employé la fameuse carte d’identité professionnelle. En cas de manquement à l'obligation de déclaration, l'employeur risque jusqu'à 2 000 euros d'amende par salarié non déclaré. Une sanction qui peut monter à 4 000 euros en cas de récidive dans l'année qui suit la première amende.

    La mise en place de la carte BTP constitue ainsi un outil supplémentaire qui permettra à l’État de lutter plus efficacement contre la fraude au détachement et le travail illégal. Comme l’a rappelé le Premier ministre, "le travail illégal n’est pas un phénomène marginal, [mais] un phénomène que nous devons combattre par tous les moyens et avec la plus grande détermination". Ces fraudes sont en effet préjudiciables non seulement aux entreprises, qui subissent la concurrence déloyale de ceux qui s’affranchissent des règles, mais également pour les salariés dont les droits les plus élémentaires ne sont pas respectés. Il constitue en outre "une injustice lourde pour ceux qui travaillent sans protection et pour ceux qui sont exclus de l’emploi", et "pèse sur le financement de la protection sociale et sur les finances publiques", a complété Bernard Cazeneuve.


    Lorsque son déploiement sera achevé, le dispositif carte BTP concernera plus de 1,5 million de salariés et plus de 250 000 entreprises. En optimisant les contrôles, il garantira aux employés un plus grand respect de leurs droits, qui sont "la garantie d’une existence décente sur le plan matériel (…) et de la dignité dans le travail". Il permettra aussi aux entreprises de travailler dans un cadre concurrentiel loyal.

    Pour une Europe protectrice ET juste

    Pour atteindre cet objectif, "il ne suffit pas (…) d’agir dans le cadre national", a prévenu le Premier ministre : la fraude doit également "être combattue à l'échelle européenne avec le concours de nos partenaires. C'est un combat essentiel, (...) un combat fondamental".
    300 000
    C'est une estimation du nombre de ressortissants communautaires détachés chaque année sur le territoire français


    En Européen convaincu, le Premier ministre n’entend pas mener une bataille contre l’Europe, mais pour l’Europe, afin de rendre cette dernière plus protectrice et plus juste. Il s’est d’ailleurs montré extrêmement clair sur ce point : "Ce n'est pas le principe du détachement en tant que tel qui est critiquable (…). La France ne veut évidemment pas remettre en cause cet acquis (…). En revanche – et c’est là le point essentiel – le contournement des règles européennes, la fraude au détachement organisée et répétée sont inacceptables."

    Ces règles imposent qu’une entreprise qui détache un salarié en France respecte le "noyau dur" du droit du travail en vigueur en France, tout particulièrement les minima salariaux. Or, comme l’a déploré Bernard Cazeneuve, "ces règles sont trop souvent bafouées, et la France n’entend pas accepter que cela se poursuive".

    Du respect des règles en vigueur dépend l'avenir même du marché intérieur et du modèle économique et social européen, un modèle que le travail illégal et la fraude au détachement viennent abîmer. "Soit nous parvenons à lutter efficacement ensemble contre les abus en matière de détachement des travailleurs", a mis en garde le Premier ministre, "soit à terme, c'est le principe même de la libre circulation qui sera sapé dans ses fondements."



    La France s’est donc pleinement engagée au niveau européen pour faire évoluer la législation : elle a obtenu l’adoption par Bruxelles de la directive 2014/67, qui permet notamment le renforcement des contrôles en matière de détachement. "Mais nous devons aller plus loin", a réaffirmé Bernard Cazeneuve. C’est pourquoi le Gouvernement a proposé la révision de la directive de 1996, qui définit aujourd’hui encore les règles de base du détachement au sein de l’Europe.

    Or, ces règles ont été édictées "dans une Europe à 15, alors que les salaires et les niveaux de protection des salariés étaient plus homogènes qu'aujourd'hui". D’où la nécessité à présent de réviser ce cadre, sur la base du principe "d’un salaire égal pour un même travail dans un même lieu de travail", ainsi que l’a proposé la France. Et d’y ajouter une limitation de la durée des détachements. Le Premier ministre a d’ailleurs promis à l’avenir d’autres propositions françaises pour améliorer le projet de révision de la directive de 1996 que la Commission européenne examinera prochainement.

    "C’est de notre responsabilité", a conclu Bernard Cazeneuve, "de faire aboutir ce dossier, et nous porterons cette exigence vis-à-vis de nos partenaires européens sans relâche, sans trêve, sans pause, dans les semaines qui viennent."
     
    Pour un socle européen des droits sociaux
    Dans le prolongement de son allocution sur la fraude au détachement et le travail illégal, le Premier ministre a également plaidé pour la mise en place d’un socle européen des droits sociaux, une initiative lancée par Bruxelles et soutenue par la France. "Il est capital que l’Europe progresse sur la voie d’un alignement par le haut des régimes sociaux existants", a-t-il expliqué.

    Dans le cadre de la consultation lancée par la Commission européenne sur ce sujet, la France a proposé plusieurs mesures visant à lutter contre les inégalités sociales, et à protéger les salariés et leurs droits :
    • Création d’un salaire minimum européen
    • Application du principe "un salaire égal pour un même travail dans un même lieu" en matière de détachement
    • Instauration dans chaque pays de l’Union d’un revenu minimum garanti
    • Lutte contre les discriminations salariales notamment envers les femmes
    • Accompagnement de la mobilité des jeunes actifs et des apprentis
    • Création d’une carte étudiant européenne
    "Ce n’est pas l’Europe en soi qui menace ces droits", a affirmé Bernard Cazeneuve, "mais certains dogmes, notamment les dogmes libéraux qui, au sein de l'Europe, cherchent à imposer une véritable régression sociale."     
  • "La protection des Français est une priorité absolue"
    Bernard Cazeneuve au JT de TF1
    21 décembre 2016 - Actualité

    "La protection des Français est une priorité absolue"

    Bernard Cazeneuve était l’invité du journal de 20h de TF1, mardi 20 décembre 2016. L’occasion pour le Premier ministre de réaffirmer sa solidarité avec l’Allemagne, et de rappeler les mesures de sécurité mises en place pour assurer la protection des Français.
     
    Bernard Cazeneuve : "la protection des Français est une priorité absolue"


    Julien Arnaud : Il y a eu des hommages en France, à l’Assemblée notamment, les députés ont observé une minute de silence en mémoire des victimes de Berlin. Vous étiez présent, Monsieur le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, bonsoir.
       
    Bernard Cazeneuve : Bonsoir.
     
    Est-ce que vous dites ce soir aux Français qui nous regardent que les sites de rassemblement sont suffisamment protégés ?

    Nous avons fait des efforts depuis de nombreux mois pour assurer la protection des grandes manifestations et des sites de rassemblement en France. Nous avons été amenés à le faire parce qu’il y a eu de grands évènements comme la COP 21, l’Euro 2016, qui ont mobilisé énormément de moyens, qui nous ont conduits à rehausser le niveau de sécurité. Il y a eu la tragédie de Nice, au terme de laquelle j’ai souhaité qu’on complète notre dispositif par la mobilisation notamment de la Réserve de la Gendarmerie et de la Police nationale.

    Aujourd’hui, sur les marchés de Noël, sur les lieux de rassemblement, pour la protection des lieux de culte, c’est une grande partie des effectifs de la Sécurité publique qui sont mobilisés, près de 70 unités de force mobile qui assurent la protection de ces évènements et qui assurent aussi le contrôle aux frontières, parce que le contrôle aux frontières nous a conduits à contrôler près de 80 millions de personnes depuis l’an dernier, à procéder à la réadmission à partir des frontières de 58 000 personnes, c’est assez considérable. J’avais donné des instructions au cours des dernières semaines, des derniers mois aux préfets, des instructions écrites, pour que les dispositifs, que l’on vient de voir à l’œuvre, soient mobilisés partout sur le territoire national. Parce que la sécurité, la protection des Français est une priorité absolue.
      
    Le ministre de l’Intérieur qui vous a remplacé Place Beauvau, Bruno Le Roux, a dit hier après l’attentat que la sécurité avait été immédiatement renforcée sur les marchés de Noël. Ce qui est une phrase qui a pu surprendre, parce qu’on s’est dit à ce moment-là est-ce que ce n’était pas déjà le cas, est-ce que la sécurité n’était déjà pas au maximum ?

    Il n’y a pas de mauvaise interprétation, ni de polémique sur cette phrase. Ce qu’a voulu dire le ministre de l’Intérieur, c’est qu’il avait, à ma demande – puisque nous nous sommes entretenus, immédiatement après que ces informations ont été communiquées – renvoyé aux préfets les instructions que j’avais moi-même envoyées en leur demandant une application très vigilante dans le contexte.

    Donc, pas de mesures supplémentaires ?

    Non, il a simplement rappelé les mesures qui avaient été prises. Il est allé sur le marché de Noël de Strasbourg, où je me suis rendu il y a un mois, pour contrôler à nouveau les dispositifs de sécurité, parce que c’est un marché important. Il a constaté que ce que nous avions mis en œuvre était maintenu et conforme aux instructions que lui-même et moi-même avions données ensemble. Donc, nous sommes à un niveau de protection extrêmement élevé.

    Est-ce qu’il y a des signaux d’alerte qui vous remontent en ce moment de la part des services de sécurité en France pour ces périodes des fêtes de Noël ?

    Il y a un niveau de menace extrêmement élevé, je n’ai cessé de le dire au cours des derniers mois.

    Mais c’est le même depuis des mois, il n’y a pas une poussée de fièvre particulière liée à l’attentat de Berlin ?

    Oui, mais il faut bien comprendre que quand je dis cela, au cours des mois précédents, ça veut dire qu’il y a une activité très intense des services de renseignement et des forces de Sécurité intérieure. Ça veut dire que nous avons procédé à l’arrestation de plus de 440 personnes depuis le début de l’année, que nous avons déjoué 17 attentats. C’est donc une activité très intense des services de renseignement et des services de sécurité, qui fait l’objet d’une mobilisation de l’ensemble des membres du Gouvernement, non seulement le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, aujourd’hui, mais le garde des Sceaux également, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en tant qu’il apporte un complément d’effectifs à travers l’opération Sentinelle. Moi, je tiens, comme Premier ministre, à ce que la protection des Français, qui est une priorité de mon Gouvernement pour les cinq mois qui viennent, conduise chacun à maintenir ce niveau de mobilisation.

    Enfin, je voudrais dire un mot sur le fait que la France est menacée bien entendu, mais c’est l’Europe dans son ensemble qui l’est. Je voudrais profiter de l’occasion que vous me donnez de m’exprimer devant les Français, pour dire ma solidarité et ma compassion pour les victimes de la tragédie de Berlin, dire aux autorités allemandes, à la Chancelière, au ministre de l’Intérieur, Thomas de Maizière, qui est un ami personnel, toute notre solidarité dans l’épreuve. La Chancelière a été très présente au moment des attentats de Paris, elle a eu des gestes, elle a eu des mots qui ont ému les Français, qui ont montré que lorsque nous sommes confrontés à une épreuve, la France et l’Allemagne font un seul et unique pays. Et puis, je voudrais bien entendu avoir une pensée pleine de compassion pour les Allemands qui sont dans le chagrin, pour les familles des victimes. Et puis – vous le comprendrez – avoir aussi une pensée pour les victimes de l’attentat de Nice et leurs familles. Parce que j’imagine qu’aujourd’hui, ils sont dans la peine, dans le chagrin, dans le choc. Parce que le mode opératoire qui a été utilisé à Berlin, la manière dont cet attentat a été perpétré évoque pour les victimes de l’attentat de Nice et leurs familles des souvenirs absolument terribles.

    Merci beaucoup, Monsieur le Premier Ministre, pour être venu ce soir dans le journal de TF1.
  • Revalorisation du Smic : un des leviers pour renforcer le pouvoir d’achat
    Ville foule en mouvement
    20 décembre 2016 - Actualité

    Revalorisation du Smic : un des leviers pour renforcer le pouvoir d’achat

    Les modalités de revalorisation du Smic pour l’année 2017 ont été présentées par Myriam El Khomri, le 19 décembre, aux représentants des organisations syndicales et professionnelles. Le Premier ministre a expliqué que la décision du Gouvernement doit permettre de "poursuivre le redressement économique", afin de créer les "conditions ultérieures pour un partage des fruits de la croissance plus ambitieux encore".
     
    La règle de revalorisation du Smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance)  a été modernisée en 2013, conformément aux engagements pris lors de la conférence sociale de juillet 2012.
     
    La revalorisation du Smic au 1er janvier 2017
     
    Le taux horaire du Smic brut sera revalorisé de 0,93% pour atteindre 9,76 euros de l’heure à partir du 1er janvier 2017. Sur la base de la durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires, le montant mensuel du Smic sera ainsi porté à 1 480 euros brut par mois pour un temps plein, soit 1 153 euros net par mois (environ 11 euros de plus par mois qu’en 2016). Cette revalorisation sera arrêtée par décret en Conseil des ministres mercredi 21 décembre.
     
    La revalorisation annuelle du Smic est conditionnée par deux paramètres :
    • l’évolution annuelle de l’indice des prix (hors tabac) des 20% de ménages les plus modestes ;
    • la moitié de l’évolution annuelle du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE). 
     
     
    Le pouvoir d’achat des salariés reste une priorité forte du Gouvernement et sera soutenu par d’autres leviers, plus efficaces. Il sera notamment renforcé par :
     
    • la baisse supplémentaire de 1 milliard d’euros de l’impôt sur le revenu qui profitera à plus de 5 millions de foyers fiscaux en 2017. Dès janvier, cette baisse prendra la forme d’une réduction allant jusqu’à 20% du montant des mensualités à payer. Elle concernera tous les célibataires ayant un salaire inférieur à 1 700 euros net par mois, ce seuil étant doublé pour les couples et majoré en fonction des charges de famille (4 800 euros pour un couple avec trois enfants) ; 
       
    • la prime d’activité, déployée depuis près d’un an, valorise et accompagne la reprise d’emploi en soutenant le pouvoir d’achat de tous les travailleurs qui gagnent moins de 1 500 euros par mois (pour un célibataire). Près de 3,7 millions de foyers en ont déjà bénéficié en 2016. Cette prime représente un gain de pouvoir d’achat substantiel pour nos concitoyens les plus modestes : le montant moyen versé s’élève à 165 euros par mois, soit plus de 15% du revenu d’activité mensuel moyen des bénéficiaires. Pour un célibataire au Smic, la prime d’activité représente plus de 130 euros par mois ; et pour un parent isolé au Smic, le gain est de 300 euros mensuels.
    A noter : la part des salariés concernés par la progression du Smic a diminué de près de 2 points depuis fin 2012 (de 12,3 % à 10,5 %). Eurostat a publié, le 8 décembre 2016, une étude qui montre que la France connaît une proportion de bas salaires, deux fois inférieure à la moyenne européenne et de 2 à 3 fois moindre que la proportion de bas salaires observée en Allemagne et en Angleterre. En outre, en 2015, le pouvoir d’achat a connu sa plus forte progression depuis 2009 (+1,6 %) et cette hausse devrait se poursuivre en 2016 (+1,8 % selon la dernière note de conjoncture de l’Insee) et 2017.
  • "Il faut construire une nouvelle étape pour l’islam de France"
    Bernard Cazeneuve à l'ouverture de la  3e instance de dialogue avec l’islam de France, le 12 décembre 2016
    15 décembre 2016 - Actualité

    "Il faut construire une nouvelle étape pour l’islam de France"

    Bernard Cazeneuve s’est exprimé en ouverture de la 3e instance de dialogue avec l’islam de France, qui s’est tenue place Beauvau le lundi 12 décembre 2016. L’occasion pour le Premier ministre de rappeler que son engagement sur le sujet de l’islam de France restera "total".
     
    Quelques jours après avoir quitté le ministère de l’Intérieur pour Matignon, le Premier ministre était de retour place Beauvau. En présence de Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur, et face aux différents représentants de l’islam de France, il a prononcé le discours d’ouverture de la 3e instance de dialogue avec l’islam de France et fait le point sur les "défis auxquels notre pays est confronté".

    Avec "émotion et fierté", le Premier ministre a tout d’abord rappelé "le travail considérable accompli" et "les moments dramatiques" que les pouvoirs publics et les représentants de l’islam de France ont "affrontés ensemble" depuis près de deux ans.

    "L’État laïc a pour mission de protéger les musulmans, comme il protège tous les Français"

    Bernard Cazeneuve a ensuite invoqué le principe fondamental de laïcité pour souligner l’ancrage républicain de l’islam de France et de ses représentants : "Dans votre diversité, dans la pluralité qui vous caractérise, (…) vous incarnez cet islam citoyen,  profondément attaché aux valeurs de la République", a-t-il déclaré.


    Face aux écueils de l’amalgame et de la stigmatisation, qui se traduisent parfois par des actes anti-musulmans inacceptables, le Premier ministre a exprimé sa détermination à lutter contre toute forme d’instrumentalisation visant à faire des musulmans des boucs-émissaires. "Des mesures très fermes sont prises et des moyens considérables sont mis en place par le ministère de l’Intérieur pour lutter contre ce type de criminalité", a-t-il insisté. Pour renforcer la sécurité autour des lieux de culte musulmans, 9 millions d’euros ont ainsi été mobilisés. L’action des forces  de sécurité et des forces armées dans le cadre des dispositifs Vigipirate et Sentinelle permet aujourd’hui d’assurer la protection de plus de 1000 mosquées. "L’État laïc a pour mission de protéger les musulmans, comme il protège tous les Français", a résumé Bernard Cazeneuve.

    Implacable face aux prêcheurs de haine

    Mais le Premier ministre a également tenu à rappeler, avec lucidité, que certaines mosquées et sites internet contribuent encore aujourd’hui à diffuser "un discours sectaire, un discours d’enfermement, un discours d’intimidation qui inquiète à juste titre les Français (…) et fait beaucoup de mal à l’islam républicain et paisible que plusieurs millions de nos concitoyens pratiquent".  Avec "la plus grande netteté", il a dénoncé toute forme de fondamentalisme islamiste : "Il n’y a pas de salafisme anodin, il n’y a pas d’intégrisme modéré. Dès lors que l’on professe le rejet de la République, on prépare les esprits à ce qui vient ensuite : l’apologie de la violence et de la haine".

    Vignette 5 islam de France
    Rappelant le caractère implacable de l’action gouvernementale contre les prêcheurs de haine, Bernard Cazeneuve s’est montré très clair : "A chaque fois qu’il y aura une menace avérée contre l’ordre et la sécurité publics, les associations seront dissoutes et les lieux de culte seront fermés. Les imams étrangers qui propagent une idéologie totalitaire seront expulsés".

    Face à cette menace intégriste, les représentants de l’islam de France ont, eux aussi, un rôle décisif à jouer pour prévenir et contrer le radicalisme islamiste : "Les responsables religieux de l’islam de France (…) sont les mieux armés pour alerter les fidèles, et notamment les jeunes, pour les mettre en garde lorsque des mosquées deviennent des lieux où l’on propage la haine contre la République, contre nos pays, nos institutions, nos concitoyens de toutes confessions".

    Le rôle de la Fondation de l’islam de France

    Vignette 6 islam de France

    Le Premier ministre a précisé le rôle de la nouvelle Fondation de l’islam de France présidée par Jean-Pierre Chevènement, et dont la première réunion s’est tenue jeudi 8 décembre 2016. Afin de permettre une meilleure connaissance de la religion et la civilisation musulmanes, cet organisme "laïc, reconnu d’utilité publique" disposera "de moyens importants" et aura pour but de soutenir la mise en valeur du patrimoine musulman de France via des projets culturels, sociaux ou éducatifs, et de renforcer la formation des imams de France. Il contribuera ainsi à montrer à nos concitoyens "combien l’islam est riche, combien il est complexe, combien il a contribué au progrès de l’humanité".

    Après avoir salué les "bases anciennes et solides" dont dispose l’islam de France – au premier rang desquelles il distingue la Grande Mosquée de Paris et le Conseil français du culte musulman (CFCM) – le Premier ministre a dépeint cette fondation comme "une nouvelle étape pour l’islam de France".

    Parmi les défis qu’elle devra relever, figure la formation profane des aumôniers et des imams, dont beaucoup arrivent encore de l’étranger sans formation et sans avoir acquis la maîtrise de la langue française. Les efforts pour inverser cette tendance commencent à porter leurs fruits, comme l’a souligné Bernard Cazeneuve : "En deux ans, le nombre d’établissements d’enseignement supérieur délivrant une formation universitaire sur les questions de laïcité, de droit et de sociologie des religions a été multiplié par cinq."
    Le passage par l’un de ces cursus "sera même une condition d’accès à la fonction d’aumônier", a prévenu le Premier ministre.

    Vignette 7 islam de France
    Mais la formation n’est pas le seul chantier prioritaire pour les représentants religieux et la Fondation de l’islam de France. La question du financement et des ressources du culte musulman, a rappelé Bernard Cazeneuve, constitue aussi un sujet national de premier ordre : "Nous souhaitons que, progressivement, le culte musulman trouve des ressources auprès de nos compatriotes (…), en lieu et place des financements qui, trop souvent encore, proviennent de pays étrangers". La loi de 1905 interdisant aux religions d’obtenir un financement public direct, le Premier ministre a invité les responsables musulmans à trouver, par leur propre force, des ressources de fonctionnement alternatives, transparentes et équilibrées, avant d’évoquer quelques pistes à explorer : une contribution volontaire sur l’abattage hallal, ou encore un prélèvement sur le marché du pèlerinage.

    "Je suis certain", a conclu le Premier ministre, "que vous parviendrez à construire une institution transparente et inclusive, qui fasse sa place à tous les courants de l’islam de France et à tous ceux qui, parmi les musulmans de France, auront la volonté de s’engager. Car c’est à cette condition que ce fonds sera en mesure de lever efficacement des ressources".
ReliefWeb Headlines
ReliefWeb - Headlines
  • UNHCR requires US$19 million for aid operations in Mauritania
    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Central African Republic, Côte d'Ivoire, Democratic Republic of the Congo, Mali, Mauritania, Senegal, Syrian Arab Republic

    The arrival of more than 4,500 Malians in Mauritania has led to an urgent need for shelters and latrines, as many of the four-year-old infrastructures in Mbera camp need to be replaced.

    KEY FIGURES

    1,843
    Voluntary returns to Mali facilitated in 2016

    4,780
    New arrivals from Mali in 2016

    4,881
    Malian refugees with specific needs (as of 1 January 2017)

    13, 118
    Malian households in Mbera camp (as of 1 January 2017)

    30L
    of potable water available per person per day

    FUNDING 2017

    USD 19 M
    Requested for the operation
    Funded 0%
    Gap 100%

    PRIORITIES

    • Maintain protection and assistance for all Malian refugees in Mbera camp.

    • Strengthen support to refugees’ self-reliance.

    • Maintain peaceful coexistence between the refugees and host communities.

    HIGHLIGHTS

    • Since end of September 2016, more than 4,500 people crossed the Mali-Mauritania border to seek refuge in Mbera camp; influx continues in January at a slower pace. It is the largest influx of Malian refugees observed in Mauritania since 2013. New arrivals are assisted with emergency food, shelter and basic items.

    • There is an urgent need for shelters and latrines – 50% of latrines in Mbera camp have reached their maximum storage capacity. This is particularly crucial considering the unstable situation in northern Mali, with unlikely massive return and recent waves of arrivals to the camp.

    UPDATE ON ACHIEVEMENTS

    Operational Context

    In collaboration with the Mauritanian Government which has kept its borders open to new influxes, UNHCR with UN organizations and national and international NGOs, continues to lead the humanitarian response for 46,640 Malian refugees and any new arrivals in Mbera camp. In addition, the organization ensures the protection and assistance of 1,518 urban refugees and 426 asylum seekers, mainly from the Central African Republic, Syria and Côte d’Ivoire.

    UNHCR works closely with Mauritanian authorities to enhance the protection environment for refugees and asylum seekers in Mauritania, notably through the development and implementation of a national asylum law. Pending the adoption of a national refugee legislation, UNHCR advocates for further integration of refugees by improving access to basic services, such as health, economic opportunities but also to documentation and birth registration.

    The majority of Malian refugees living in Mbera camp arrived in 2012: violent clashes in north Mali triggered important waves of displacements into Mauritania, where a refugee camp was established 50 Km from the Malian border in the Hodh ech Charghi region. Following the military intervention in northern Mali in January 2013, new influxes of Malian refugees were accommodated in Mbera camp.

    On 16 June 2016, Mauritania, Mali and UNHCR signed a Tripartite Agreement to facilitate the voluntary repatriation of Malian refugees. The tripartite agreement reiterates the voluntary nature of repatriation and reconfirms the commitments of the Mauritanian and Malian states to protect refugees. However, despite the signing of a peace agreement in Mali in June 2015 and the voluntary return of more than 1,800 refugees from Mbera camp in 2016, the security conditions in northern Mali remain volatile. Large-scale returns of refugees are therefore not yet envisaged and UNHCR and its partners maintain their presence in Bassikounou to sustain the humanitarian response in Mbera Camp.

  • Over two million Yemenis displaced by conflict - IOM
    Source: International Organization for Migration
    Country: Yemen

    As the humanitarian crisis further deteriorates by an additional stream of Horn of African migrants, IOM provides health care and non-food items to help families cope with winter weather.

    Yemen - The humanitarian crisis in Yemen caused by the ongoing conflict over the past 22 months has led to the internal displacement of over 2.1 million Yemenis. It is also complicating an already difficult situation for thousands of migrants from the Horn of Africa attempting to cross the country on the way to Saudi Arabia.

    A high-ranking delegation from IOM earlier this month visited Sana’a, Yemen to assess and support IOM Yemen’s efforts to aid displaced Yemenis and migrants in the country.

    Carmela Godeau, IOM’s Regional Director for Middle East and North Africa based in Cairo, and Mohammed Abdiker, Director of IOM’s Department of Operations and Emergencies, visited a settlement of displaced Yemenis in Sana’a and met local partners working with IOM to provide health care and non-food items to help displaced families cope with winter weather.

    The delegation also visited one of the 31 Child Friendly Spaces that IOM has opened in Yemen. These provide direct assistance to displaced children. They aim to ease the stress and effects of the conflict on children, in addition to providing awareness-raising sessions and psychosocial support for traumatized children.

    Other visits allowed the IOM delegation to see the work of an IOM health clinic, which provides primary health care to displaced Yemenis and migrants, including psychosocial support to those suffering from displacement and war traumas.

    Meetings were organized with the IOM staff from Sana’a, Al Hudaydah and Aden, to further discuss the ongoing IOM work in 18 Yemeni governorates. Consultations also took place with UN partner agencies including UNOCHA, UNHCR, UNDP and UNICEF, NGOs and the local authorities in Sana’a.

    “It is of utmost importance for IOM to understand the prevailing situation in the country, to help IOM at the global level to advocate for more assistance to the people suffering in Yemen,” said Godeau. “This visit is timely, as it comes before the official launching of the UN Humanitarian Response Plan, which will be launched on 8 February 2017 in Geneva.”

    The meetings in Sana’a led to a broader understanding of the situation on the ground, which in turn will facilitate preparations of IOM’s action plan for 2017. The visit to Sana’a was followed by a visit to Riyadh, where IOM Yemen Chief of Mission Laurent de Boeck briefed the officials and the donor community on activities carried out by IOM in Yemen.

    He particularly focused on the health situation of both displaced Yemenis and migrants from the Horn of Africa. IOM mobile health teams are operating in 18 of 22 governorates to deliver primary health care and provide referrals. IOM is particularly concerned by the increasing number of migrants arriving in Yemen – up to 12,000 every month – and is calling for support to provide food, shelter and protection and evacuate the most vulnerable.

    For further information please contact Saba Malme at IOM Yemen, Tel: + 967 736 800 329, Email: smalme@iom.int

  • FEWS NET issues famine warning for Somalia
    Source: Famine Early Warning System Network, Food Security and Nutrition Analysis Unit
    Country: Somalia

    In a worst-case scenario where the 2017 Gu season performs very poorly, purchasing power declines to levels seen in 2010/11, and aid is unable to reach populations in need, Famine (IPC Phase 5) would be expected.

    Severe drought, rising prices, continued access limitations, and dry forecasts suggest Famine is possible in 2017

    Summary

    Following a poor April to June 2016 Gu season and failed October to December 2016 Deyr season, food security has deteriorated significantly across Somalia, with an increasing number of people facing Crisis (IPC Phase 3) and Emergency (IPC Phase 4) acute food insecurity, and in need of emergency food assistance. Areas of greatest concern include southern agricultural and agropastoral areas and northeastern pastoral areas. Food security is expected to further deteriorate over the coming months with improvements not expected until May/June in pastoral areas and June/July in agropastoral areas, at the earliest. If the 2017 Gu season is also poor, as currently forecast, the severity and magnitude of food insecurity will be even larger than currently anticipated. In a worst-case scenario where the 2017 Gu season performs very poorly, purchasing power declines to levels seen in 2010/11, and humanitarian assistance is unable to reach populations in need, Famine (IPC Phase 5) would be expected.

    The October to December 2016 Deyr season performed poorly across Somalia, with large areas of the country receiving less than 40 percent of usual rainfall (Figure 1). This failed season follows below-average April to June rainfall which resulted in poor pasture conditions and Gu-season harvests in the south that were 20 percent below the recent five-year average and 50 percent below the 1995-2015 average. In Bay Region, 2016 was the driest calendar year since 2001. In Bari Region, 2016 was the driest calendar year since 1985. The level of the Shabelle River is nearly 60 percent below average for this time of year, limiting access to water for livestock and crop production.

    In pastoral livelihood zones, pasture and water resources are very limited, especially in central and northeastern areas. This is leading to atypical livestock migration and livestock deaths. Large-scale water trucking is also ongoing in these regions, forcing many households to redirect limited income to buy water for themselves and their livestock. In agricultural and agropastoral areas, harvest prospects are poor in both surplus producing areas (i.e. Middle/Lower Shabelle and Bay Regions), and in more marginal cropping areas of the south (e.g., Hiran, Bakool, Middle Juba, and Gedo Regions). Overall, January Deyr harvests are likely to be 60-70 percent below the five-year average and among the lowest on record.

    The effects of two consecutive seasons of below-average production have started to put upward pressure on staple cereal prices. The price of maize in Qorioley (Lower Shabelle Region) is now 51 percent above the five-year average, and the price of sorghum in Baidoa (Bay Region) is 88 percent above average. Prices for these commodities are likely to increase further over the coming six months, possibly reaching levels similar to those seen in 2011 (Figure 2). Conversely, livestock prices and casual labor wage levels are both decreasing due to poor livestock conditions and limited agricultural labor opportunities. As a result, household purchasing power is falling and many poor households are facing increasing difficulty accessing sufficient food to meet their basic needs. In Baidoa, for example, wages from one day of labor purchased 10 kilograms of red sorghum in December, down from 12 kilograms the previous month and 18 kilograms in December 2015. Further deterioration in both livestock-to-cereal and wage-to-cereal terms of trade is expected.

    Given the impacts of two consecutive below-average rainy seasons on crop production, pasture and water availability, and household purchasing power, the size of the food insecure population (IPC Phase 3 or higher) is likely to increase significantly from the 1.14 million people identified by FSNAU and FEWS NET as acutely food insecure between August and December 2016. The annual Post-Deyr analysis has recently completed and updated estimates of the food insecure population are expected by early February. In northern and central regions, the area of greatest concern is the Northern Inland Pastoral livelihood zone. In this livelihood zone, atypically high numbers of livestock have already died and poor households are expected to have few saleable animals during the January to March lean season, significantly limiting the income available to purchase food. Total livestock loss and pastoral destitution was reported in some parts of this livelihood zone. In the south, the Bay High-Potential Agropastoral and the Bay/Bakool Low Potential Agropastoral livelihood zones are of highest concern. Poor households in these areas had little to no harvests, typically their main source of food for consumption and income from sales. In addition, poor households have few livestock and are especially reliant on wage labor, an income source that can decline quickly during severe droughts. Distress migration out of rural areas of Bay towards IDP settlements in Baidoa and Mogadishu has already been reported.

    International climate center forecasts for the 2017 April-June Gu season are inconclusive. However, a series of analyses conducted by the U.S. Geological Survey (USGS) and the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) indicate that a dry 2017 Gu season is likely, though the severity of this dryness is unknown. In a worst-case scenario, where the 2017 Gu season performs very poorly, purchasing power declines to levels seen in 2010/11, and humanitarian assistance is unable to reach populations in need, Famine (IPC Phase 5) would be expected. During the 2011 Famine, excess mortality increased sharply between April and May, when a late start to the Gu followed a failed Deyr season.

    Urgent action to ramp up assistance provision and ensure adequate humanitarian access is needed to address rising levels of food insecurity and mitigate the potential for large-scale loss of life.

  • Cash-based aid gives refugees in Turkey dignity and choice
    Source: European Commission's Directorate-General for European Civil Protection and Humanitarian Aid Operations
    Country: Syrian Arab Republic, Turkey

    The Emergency Social Safety Net is a partnership between Turkish and international actors, with €348 million in funds. Turkey hosts 3 million people who have fled war and poverty.

    In September 2016, the European Union signed a ground-breaking deal to help more than 1 million of the most vulnerable refugees in Turkey. The deal will see the EU’s humanitarian aid department, working hand-in-hand with the United Nations’ World Food Programme (WFP), the Turkish Red Crescent (TRC) and the Government of Turkey to implement the most ambitious humanitarian aid programme in EU history. After a month of piloting the scheme in Ankara, the national launch took place in the winter of 2016.

    With the harsh winter weather, life is hard for many of the poorest refugees trying to make a living in Turkey’s capital, Ankara. The bitter cold is just the latest challenge for 42-year old Dalal Issa al-Kasem. Her family lost everything when they fled Islamic State in Syria’s war, and 8 months ago her husband suffered a heart attack that left him bed-ridden. Her children pick through the garbage to find boxes and cartons to sell – the family’s only meagre income. “We have no money for warm clothes, you can’t even find sugar or cooking oil in our house,” she says, hands plunged deeply into her pockets against the bitter chill. “I just want to be able to feed my children.”

    But in an unremarkable little street on the outskirts of Ankara, Dalal is waiting to register for a programme that, if her family is accepted, could change their lives.

    The Emergency Social Safety Net (ESSN) is a partnership between Turkish and international actors, using €348 million of EU taxpayers’ money to support the most vulnerable refugees in Turkey. The country currently hosts 3 million people who have fled war, instability and poverty. The ESSN is cash-based aid, with eligible families being given a debit card, charged with 100 Turkish lira per person (c. €28) credit monthly, to be used to purchase food, clothes and other basic needs, or pay for rent, utilities and bills.

    It will give families who have almost nothing a sense of normality, dignity, and a chance to get back on their feet. All registered refugees living outside refugee camps can apply through centres run by the Turkish Ministry of Family and Social Policies. Those deemed most vulnerable or most in need will be identified for assistance. Dalal is desperately hoping she will be one of those. “I don’t want much extra money, just enough to live. I am really happy for this EU funding, and so grateful for the support,” she says.

    Turkey has in recent years done an extraordinary job hosting the world's largest refugee population. The ESSN is a sign of solidarity from the international community, and from Europe in particular, in supporting Turkish hospitality. The project, the largest in EU history, aims to change lives.

    No one underestimates the daunting technical challenges, or the importance of getting things right quickly - testing new systems, and training the necessary staff. But with the needs of refugees so acute, it feels significant that registrations are being received and the project is underway, even in its early stages, according to Jane Lewis, head of office for the EU in Turkey. “The ESSN allows us to provide humanitarian assistance to hundreds of thousands of refugees living all over Turkey, efficiently, effectively while allowing those in need to restore some control over their own lives” she said.

  • Ethiopia seeks US$948 million to help 5.6 million people
    Source: Government of Ethiopia, UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Ethiopia

    The 2017 HRD presents prioritises plans in water and sanitation, agriculture, relief food, nutrition, health, education, protection, and shelter and non-food items in the affected areas.

    Ethiopia: Government and partners launch the Humanitarian Requirements Document (HRD) for 2017

    US$948 million urgently needed to address food and non-food needs for 5.6 million people

    ((Addis Ababa, 17 January 2017): The Government of Ethiopia and humanitarian partners today officially launched the Humanitarian Requirements Document (HRD) for 2017. The HRD seeks US$948 million to help 5.6 million people with emergency food and non-food assistance, mainly in the southern and eastern parts of the country.

    “Last year the Government of Ethiopia, with the support of international donors and humanitarian partners, was able to mount the biggest drought response operation in global history. Today we need that partnership once again as we face a new drought, with 5.6 million in need of urgent assistance”, says Commissioner Mitiku Kassa, Head of the National Disaster Risk Management Commission (NDRMC). “The Government of Ethiopia has committed US$47.35 million as a first installment for the 2017 HRD,” added the commissioner.

    Failed rains in southern and eastern parts of the country caused by the negative Indian Ocean Dipole have left 5.6 million people in urgent need of assistance. The 2017 HRD presents prioritized plans in water and sanitation (WaSH), agriculture, relief food, nutrition, health, education, protection, and shelter and non-food items in the affected areas. Out of the $948 million sought for the 2017 response, $598 million is targeted for relief food, $105 million for nutrition, and $86 million for WaSH needs.

    “The needs presented in the HRD for 2017 have been established through a robust, Government- led multiagency meher needs assessment, which took place over three weeks in November and December 2016.” says the UN Resident and Humanitarian Coordinator Ms. Ahunna Eziakonwa- Onochie. Nearly 230 representatives from the Government, UN, NGOs and donors visited affected communities across Ethiopia’s nine regions. The assessment concluded that some 5.6 million people will be in need of assistance in the course of 2017.

    “Humanitarian partners stand ready to support the Government in addressing the needs of those Ethiopians affected by this new drought. To do this we count on urgent support from the international community to help us to again save lives and protect Ethiopia’s impressive development gains.” Says Ms Eziakonwa-Onochie. “If well resourced, the 2017 Humanitarian Requirements Document will ensure a well-coordinated, timely and prioritized humanitarian response”

    For further information, please contact:

    Choice Okoro, OCHA Ethiopia, okoroc@un.org, Cell. +251-911216465, Tel.:+251-11-5-444059
    Mengistu Dargie; National Public Information Officer daigue@un.org Cell: +251911742381

  • The 10 most under-reported humanitarian crises of 2016
    Source: CARE
    Country: Bangladesh, Burundi, Cameroon, Central African Republic, Chad, Democratic People's Republic of Korea, Democratic Republic of the Congo, Eritrea, Madagascar, Niger, Nigeria, Papua New Guinea, Sudan, World

    CARE's new report features food crises in Eritrea, Madagascar, DPRK and Papua New Guinea; conflicts in Burundi, Lake Chad Basin, DR Congo, CAR, Sudan and monsoon floods in Bangladesh.

    Aid organisation CARE International today issued a new report highlighting the top ten most underreported humanitarian crises of 2016.

    The report, Suffering in Silence, features food crises in Eritrea, Madagascar, North Korea and Papua New Guinea; conflicts in Burundi, Lake Chad Basin, Democratic Republic of Congo, Central African Republic, Sudan and last year’s monsoon floods in Bangladesh.

    “There are many disasters around the world that rarely make it into the news,” said Philippe Guiton, CARE International’s Humanitarian and Operations Director.

    “With this report CARE aims to shine the spotlight on those humanitarian crises that have been neglected or eclipsed by others grabbing the world’s attention.”

    CARE International researched more than 30 natural disasters and ongoing conflicts that affected at least one million people and analysed how often they were mentioned in online news articles. More than 250,000 online news sources were monitored.

    Media attention and fundraising for humanitarian causes are closely intertwined, which is often referred to as the ‘CNN effect’.

    “The media has the power to set agendas, hold politicians to account and help raise crucial funds to deliver aid,” Mr Guiton said.

    “At the same time, politicians must not act solely based on political interests. Politicians prefer to focus their attention on the most visible emergencies to show their constituencies they are acting. Many of the humanitarian crises in this report are not simply forgotten, they are wilfully ignored and neglected by world leaders.”

    In 2017, the world faces conflicts that are raging longer and longer. Poor families have to cope with typhoons, droughts and floods that are becoming stronger and happen more frequently. The UN estimates $22.2 billion will be required to help the 92 million in urgent need of humanitarian aid in 2017.

    “Most of these crises will continue to need our support beyond 2017. Every day, families across the world live in constant fear for their survival as bombs are dropping in their neighbourhood, as floods or drought destroy their fields and kill their cattle, as brutal attacks force them to leave their homes. They deserve their stories being told”, Mr Guiton said.

    Donate to CARE’s Global Emergency Fund at care.org.au/emergency or call 1800 DONATE (1800 020 046)

    -ENDS-

    Note to editors: Using the media monitoring services of Meltwater Group, CARE analysed those natural disasters or conflicts that received the least media attention in 2016. More than 250,000 global online sources were monitored in English, French and German. To filter according to scale, we chose countries in which at least one million people are affected by natural or man-made disasters. The result is a list of over 30 crises that we analysed and ranked by the number of articles mentioning each, starting with the one that received the fewest articles.

    For more information, or to arrange an interview with Stefan Knollmayer, Humanitarian & Emergency Response Manager, please contact CARE Australia Media Advisor Nerida Williams on 0412 449 691

  • Severe flooding in central coastal provinces in Viet Nam focus of disaster risk preparedness
    Source: UN Children's Fund
    Country: Viet Nam

    The El Niño-induced drought and saline intrusion emergency has adversely impacted the lives of some two million people, including 520,000 children, in the 18 most affected provinces.

    520,000 # of children affected out of
    2,000,000 # of people affected

    600,000 # hectares of damaged crops
    1,750,000 # people with lost incomes

    52 (18 most affected) # provinces affected out of 64

    Government-One UN Joint Emergency Response Plan 2016
    US$48.5 million

    UNICEF funds received:
    US$4 million

    Highlights

    Severe flooding in central coastal provinces, in particular Binh Dinh, Phu Yen, Quang Nam, Quang Ngai and Thua Thien-Hue, since mid-October 2016 has left 111 people dead or missing and caused economic losses of US$378 million, according to the Central Committee on Natural Disaster Prevention and Control. The UN Disaster Management Working Group, led by the UN Resident Coordinator a.i. and Ministry of Agriculture and Rural Development (MARD) held a meeting on 30 December to review the results of joint rapid assessments in Binh Dinh, Quang Nam and Quang Ngai provinces. UNICEF led the joint assessment in Binh Dinh, the most severely affected province. Rapid assessment teams recommended response interventions focus on the most vulnerable groups, including children and women. The United Nations, particularly UNICEF, committed to support the Government of Viet Nam (GoV) on disaster risk reduction, preparedness and building resilience.

    Communities, especially in the Mekong Delta region, are now preparing for the upcoming dry season normally in the first quarter of the year, when salinity levels in surface water are expected to rise. Thus, emergency response interventions remain relevant and will inform disaster risk preparedness at policy and sub-national levels.

    Drawing on initial lessons learnt from the on-going emergency response, development of the MARD-UNICEF programme on child-centred disaster risk reduction within the framework of the GoV-UNICEF Country Programme 2017-2021 is underway, building on the MARD-UNICEF joint vision paper presented at the National Conference on Child-Centred Disaster Risk Reduction in December 2016.

  • Temporary measures act as 'band-aid' to 60,000 refugees and migrants in Greece - NRC
    Source: Norwegian Refugee Council
    Country: Afghanistan, Greece, Iraq, Syrian Arab Republic, World

    With only 11.5% of asylum seekers relocated, a real solution is overdue and requires solidarity among European countries to uphold the right to seek international protection, states the Norwegian Refugee Council.

    The situation for what according to the Greek Government amounts to 60,000 refugees and migrants, stranded on the Greek mainland and islands, is becoming more desperate as winter hits with rare snowstorms and temperatures below zero.

    Tents offer little protection and warmth. On the island of Chios women, men and children stand in freezing temperatures for hours waiting for their food. In warehouses in Thessaloniki people have had to resort to burning whatever they can get their hands on to keep warm.

    Band-Aid

    The winter and sudden cold has woken the world up to the suffering on Europe’s doorstep. NRC and other humanitarian partners are constantly working to support the Government of Greece to meet the most pressing humanitarian needs. Although urgent and lifesaving, such efforts are merely a Band-Aid. These are temporary measures in hazardous living conditions. A real solution is overdue and this solution would involve solidarity among European countries and upholding the right to seek international protection.

    NRC has been advocating publicly that warehouses are not habitable for humans, yet hundreds remain. As an immediate measure, NRC works to identify apartments and hotels for the most vulnerable in northern Greece.

    “It has been a challenge to find apartment and hotel owners that are able and willing to rent to refugees, although we have seen some improvements over the last weeks,” said Gianmaria Pinto, NRC Country Director in Greece.

    “Given the lack of alternatives, we have tried to improve the isolation of some tents, and set up common spaces that are heated, so at least the vulnerable, the children, elderly and sick have one place where they can be warm,” he said.

    Hope is fading

    The cold comes in addition to an already desperate situation where only a small minority of children have access to school, where youth over 15 are not even included in the official education plans, and where access to legal information about your future is missing and the sick and elderly are deprived of adequate healthcare. But worst of all: Hope is fading.

    “In addition to the life threatening weather, the refugees are expressing a deep sense of depression, lack of hope, and uncertainties about what will happen to them,” said Pinto.

    For many, this uncertainty is the hardest burden to carry. People have been stranded for months after Greece’s neighbouring countries closed their borders and the EU-Turkey statement of 20 March 2016. They care less about what will make them survive another day, and more about what comes next. They long for a future in sight.

    “One man told me that he was thinking of killing himself. He is a grown man with children, they survived fleeing war in Syria and escaping over the Mediterranean. Having finally arrived, he now finds no reason to keep living, he has lost all hope,” said Claire Whelan, NRC Protection and Advocacy Adviser in Greece.

    Relocation is slow and people keep coming

    In September 2015, the European Commission proposed a scheme to relocate more than 60,000 asylum seekers from Greece to other European countries for them to have their asylum claim processed here. However, so far, only 11,5% have moved, and the relocation agreement is based on nationality and not individual protection needs. In addition, family reunification processes are very slow. Currently 2,300 children who have fled without their parents remain in Greece, and 1,443 of these children do not even have a place to live.

    And people keep coming. More than 500 arrived in December alone. The majority still arrive from conflict zones in Iraq, Syria and Afghanistan according to official statistics, while there are also other nationalities.

    “In any case, until people have had their interviews and gone through the process, we cannot pre-judge and determine whether they are eligible for a status as refugee, or if they are economic migrants, and no matter status they should be treated humanely” said Whelan.

    While people keep freezing, NRC is committed to keep providing lifesaving assistance in every way that we can. But saving the lives, hopes and futures of those stranded in Greece will require Europe to live up to its promises, and find lasting solutions.

  • UN rights chief highlights continuing impunity in South Sudan
    Source: UN Office of the High Commissioner for Human Rights, UN Mission in South Sudan
    Country: South Sudan

    A UN report details the grave human rights violations and abuses, as well as serious violations of international humanitarian law committed in Juba during and after the fighting that occurred between 8 and 12 July 2016.

    South Sudan: Continued impunity following grave human rights violations in July 2016

    GENEVA/JUBA (16 January 2017) – A UN report published today details the grave human rights violations and abuses – including killings and gang rapes – as well as serious violations of international humanitarian law committed in Juba during and after the fighting that occurred between 8 and 12 July 2016. Six months after the violence there remains widespread impunity, as violations continue unabated.

    The report by the UN Mission in South Sudan (UNMISS) and the UN Human Rights Office found that throughout the fighting between the Sudan People’s Liberation Army (SPLA) and the Sudan People’s Liberation Movement/Army in Opposition (SPLM/A-IO), “the belligerents blatantly ignored international human rights law and humanitarian law.”

    The July 2016 events in Juba demonstrated the extremely fragile political and security situation in South Sudan and the complete disregard of civilians by the SPLA and SPLM/A-IO, given the serious human rights violations and abuses that were perpetrated, including the direct targeting of civilians, along ethnic lines and the extreme violence against women and children, the report states.

    “Information documented and verified by the Human Rights Division suggests that hundreds of people including civilians were killed and many more wounded during the fighting in various areas of Juba,” the report states. “Moreover, UNMISS documented 217 victims of rape, including gang-rape committed by SPLA, SPLM/A-IO and other armed groups during and after the fighting between 8 and 25 July. According to victims’ testimonies and witnesses’ accounts, most cases of sexual violence were committed by SPLA soldiers, police officers and members of the National Security Services (NSS).”

    Testimony from victims interviewed by the Human Rights Division paints a horrifying picture of the violence that civilians were subjected to during the fighting. On one occasion, women and girls were ordered to cook for the soldiers at checkpoints when their friends or family members were raped. According to other testimony, Nuer men and women appeared to have been particularly targeted for attacks, including killings and arrests, during house-to-house searches, with Nuers with tribal markings on their foreheads particularly vulnerable. The whereabouts of some of those arrested remain unknown.

    “The fighting that erupted in July 2016 was a serious setback for peace in South Sudan and showed just how volatile the situation in the country is, with civilians living under the risk of mass atrocities,” UN High Commissioner for Human Rights Zeid Ra’ad Al Hussein said.

    “In total, a staggering 1.38 million South Sudanese have fled to other countries and another 1.8 million are displaced in their own country. In the absence of any semblance of justice and accountability for the violations perpetrated – including possible war crimes – such unbridled outbursts of violence could quickly escalate civilians will continue to suffer immensely. Concrete steps to halt this downward spiral must be urgently taken, beginning with justice and accountability.”

    The report emphasizes the need for accountability and justice for all human rights violations. It urges the Transitional Government of National Unity to take action to “break the cycle of violence and impunity” and take steps to fully support the prompt establishment and operationalization of the Hybrid Court for South Sudan by the African Union. The report also recommends that the State ensure that all victims of human rights violations and abuses, as well as violations of international humanitarian law, have access to an effective remedy, just and fair reparation, including compensation and rehabilitation.

    The human rights situation remains grave in South Sudan. In Greater Equatoria, the UN Human Rights Office has received credible reports of serious human rights violations and abuses committed by SPLA and SPLM/A-IO in and around Yei, including killings, sexual violence, abductions and destruction of civilian property. As a result, thousands of civilians have fled Yei and surrounding towns. They have sought refuge in other regions and in neighboring countries. In early January 2017, fighting in and around Yambio in Western Equatoria resulted in a further displacement of at least 7,000 civilians, mostly women and children.

    High Commissioner Zeid reminded the Government of its obligation to protect the rights of all South Sudanese and bring to an end the desperate suffering of the people.

    For media enquiries, please contact:

    In Geneva: Rupert Colville (+41 22 917 9767 / rcolville@ohchr.org) or Ravina Shamdasani (+41 22 917 9169 / rshamdasani@ohchr.org ) or Liz Throssell (+41 22 917 9466 / ethrossell@ohchr.org )

    In Juba: Eugene Nindorera (Tel: +211 912 062 162 - Ext. 190-2162 / nindorera@un.org)

  • Latest humanitarian snapshot highlights Dzud in Mongolia affecting 157,000
    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Bangladesh, Mongolia, Myanmar, Philippines

    Multipurpose cash grants to support life-saving basic needs, emergency agricultural inputs and veterinary first aid kits have been identified as priority needs in Mongolia.

    MYANMAR

    On 13 and 14 January, WFP distributed food to 4,690 people in villages of Maungdaw north which had been mostly inaccessible since the border post attacks in the northern part of Rakhine State three months ago. For about half of those reached, it was the first time they had received assistance since 9 October. Needs in Maungdaw north include food, blankets, cooking utensils, medical kits and shelter. The harvest has been severely disrupted and children are not attending school. As a result of the attacks and subsequent security operations, thousands of people, mostly Muslims, are believed to remain displaced inside Rakhine.

    Around 3,900 people have been relocated from IDP camps in Kachin State amid intense fighting between the Myanmar Military and the Kachin Independence Army. A further 4,000 people have also been temporarily displaced by continued fighting between the Myanmar Military and ethnic armed groups in northern Shan. Two civilians, including a six year old boy, were killed and eight others injured when artillery shells landed in a village in Namshan Township in northern Shan on 12 January.

    PHILIPPINES

    As of 13 January, 116 families (753 people) remain displaced as a result of Typhoon Nock-Ten, which hit the Philippines on 25 December, and damaged over 340,000 houses. In Agusan del Norte and Surigao del Norte provinces in Mindanao, an additional 438 families (1,931 people) remain in nine evacuation centres after having been displaced by Tropical Depression 01W. Local and regional authorities have provided relief assistance to the affected families.

    BANGLADESH

    As of 12 January, an estimated 66,000 new arrivals from Myanmar have arrived in Cox’s Bazar since October 2016. While the number of people crossing the border has reportedly decreased compared to previous weeks, movement towards makeshifts camps, adjacent areas and city areas have increased. Water and sanitation needs are increasing in the makeshift camps. Aid agencies continue to distribute food and non-food items to the new arrivals.

    66,000 new arrivals from Myanmar

    MONGOLIA

    Severe winter conditions continue to affect an estimated 157,000 people (37,000 herder households) across 17 out of 21 provinces in Mongolia. A drought during the summer of 2016 has depleted herders’ reserves of hay and fodder in the eastern part of the country putting at risk livestock which are a vital source of food, transport and income for thousands of people. Multipurpose cash grants to support life-saving basic needs, emergency agricultural inputs and veterinary first aid kits have been identified as priority needs. The Office of the Deputy Prime Minister has established a task force (from January to May) to coordinate the response to the harsh winter conditions.

    157,000 people affected

PostHeaderIcon Assemblée générale du D.I.CA.F

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PLAN_DACCES

Mis à jour (Samedi, 04 Février 2012 08:18)

 

PostHeaderIcon Présentation du DICAF

But: INTERVENTIONS contre les catastrophes & les FORMATIONS s'y rapportant

1° Interventions contre les catastrophes.

Apport d'aide d'urgence par des équipes d'intervention professionnelles hautement qualifiées et dotées de matériels de sauvetage appropriés aux problèmes rencontrés :

Tremblement de terre, glissement de terrain, explosion, effondrement d'immeuble, tempête, ouragan, typhon, inondations, accident technologique, catastrophe sociologique ; tous lieux où il doit être procédé à la recherche, la localisation, la médicalisation et le sauvetage de personnes ou d'animaux.

Mis à jour (Mardi, 01 Novembre 2011 16:47)

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